Le mariage des arbres et de la vigne n’est pas une lubie récente, mais plutôt un retour aux sources. Pendant des siècles, les vignes du Sud-Ouest se sont épanouies au milieu d’arbres fruitiers, haies et bosquets. Ce n’est qu’au XXe siècle, sous la pression de la mécanisation et de la monoculture, que l’arbre a été écarté du paysage viticole. Aujourd’hui, pourtant, l’agroforesterie séduit de plus en plus de vignerons entre Dordogne, Gers et Pyrénées, soucieux de conjuguer tradition et innovation.
Mais que recouvre exactement l’agroforesterie dans les vignobles ? Il s’agit d’un système où la vigne partage son espace avec des arbres implantés volontairement selon des schémas réfléchis : arbres d’alignement, haies ou bosquets. On parle d’« agro-sylviculture » lorsque les arbres occupent la même parcelle que les ceps, créant un microcosme d’interactions bénéfiques. Selon l’Association Française d’Agroforesterie, la surface agricole française engagée en agroforesterie progressait de 15 à 20% par an en 2022, signe d’un réel engouement pour ces pratiques (agroforesterie.fr).
