Difficile d’imaginer aujourd’hui un grand vin du Sud-Ouest — de Cahors à Gaillac, de Madiran à Jurançon — n’ayant jamais côtoyé un fût de chêne. Mais cette pratique séculaire, aujourd’hui élevée au rang d’art, n’a pas toujours été synonyme de prestige : à l’origine, le fût de bois fut choisi avant tout pour son usage pratique.
Dès l’Antiquité, les premières amphores cédaient la place aux tonneaux gaulois plus robustes et facilement transportables. Ce n’est qu’au fil des siècles que l’on s’aperçoit que le séjour du vin dans le bois n’est pas neutre : il se transfigure, s’affine, gagne en complexité. Au Moyen-Âge déjà, à Bordeaux comme en Gascogne, le commerce bat son plein, dopé par la longévité des vins élevés sous bois.
Aujourd’hui, selon le Bureau National Interprofessionnel du Cognac, ce sont plus de 400 000 barriques neuves qui sont mises en production chaque année en France, toutes régions confondues — reflet d’un savoir-faire unique, ancré dans le patrimoine mondial du vin (BNIC).
