La biodynamie, inventée dans les années 1920 par Rudolf Steiner, va plus loin : elle considère la vigne comme un organisme vivant, intégré à un tout, influencé par les rythmes lunaires, planétaires et la mémoire du sol. Si la viticulture biologique interdit des intrants chimiques, la biodynamie propose un ensemble de pratiques visant à revitaliser la plante, à travers préparations dites « dynamisées », mais aussi un calendrier lunaire rigoureux.
- Préparations à base de plantes, minéraux et composts : Parmi les plus connues, la bouse de corne (préparation 500) ou la silice de corne (préparation 501) sont diluées et pulvérisées sur la vigne aux stades clés du cycle végétal.
- Travail du sol doux et préservation de la faune microbienne : On privilégie la traction animale, la limitation du passage de tracteurs, et l’apport de compost élaboré sur place.
- Influence des rythmes lunaires : La taille, les traitements ou les vendanges sont souvent réalisés selon le calendrier lunaire - une tradition ancestrale remise au goût du jour.
- Certification Demeter ou Biodyvin : Ces deux labels internationaux contrôlent la rigueur du cahier des charges et l’adhésion à la philosophie biodynamique.
Dans le Sud-Ouest, des domaines comme le Château La Grave à Cahors ou le Clos Troteligotte se sont illustrés : le premier en convertissant tout son vignoble en 2013, le second en élaborant des cuvées parcellaires d’une précision minérale rarement atteinte dans la région. Certains y voient une façon d’aller « plus loin que le bio », pour reprendre les mots de Jean-Lou Lebeaupin, président du syndicat Demeter France.