Gaillac, Fronton, Madiran, Jurançon, Irouléguy… Le Sud-Ouest abrite plus de 130 cépages autochtones ou traditionnels cultivés, le plus souvent, nulle part ailleurs (source : Institut Français de la Vigne et du Vin). Cette diversité, rare à l’échelle d’une région européenne, est pourtant menacée : selon l’IFV, près de 30 % de ces cépages sont sensibles aux principales maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium), au cœur de l’actualité depuis la crise du phylloxéra et en raison des évolutions climatiques des dernières décennies.
- Mildiou : Introduit en France en 1878, il peut détruire jusqu’à 80 % d’une récolte lors des années pluvieuses (source : INRAE).
- Oïdium : Présent depuis 1851 en France, particulièrement virulent sur le Manseng, Gros Manseng, et Tannat.
- Esca : Maladie du bois de la vigne responsable de près de 13 % de mortalité sur les ceps plantés depuis moins de 20 ans (source : Chambre d’Agriculture du Gers).
La préservation de ce patrimoine passe donc, avant tout, par une lutte constante et raffinée contre ces fléaux.
